في الحديث أن كفارة النذور هي كفارة
اليمين: إطعام عشرة مساكين أو توفير كسوة لهم من ثياب أو تحرير مملوك من
الرق، فإن لم يستطع فصيام ثلاثة أيام.
هذ إن لم
يوف به العبد، والنذور المقصودة في الحديث أنواع:
أحدها:
أنَّ ينذر نذرًا مطلقًا، كأنْ يقول: لله عليَّ نذرٌ، ولم يسم شيئًا، أو لله
عليَّ نذر إنْ فعلت كذا، فهذا يجب عليه في حنثه كفَّارة يمين.
الثاني:
أنْ ينذر فعل معصية من المعاصي، أو ترك واجب من الواجبات عليه، فهذا يجب
عليه الحنث؛ لحديث عائشة -رضي الله عنها- مرفوعًا: "لا نذر في معصية
وكفارته كفارة يمين". رواه الخمسة وصححه الألباني.
الثالث:
أن ينذر نذرًا لا يطيقه ويشق عليه مشقَّة كبيرة؛ من عبادة بدنية مستمرة، أو
نفقات من ماله باهظة، فعليه كفارة يمين؛ فقد أخرج البيهقي عن عائشة -رضي
الله عنها- في رجلٍ جعل ماله للمساكين صدقة، فقالت: "كفارة يمين".
الرَّابع:
نذر التبرر؛ كالصلاة، والصوم، والحج، والعمرة، بقصد التقرب إلى الله
-تعالى-، فيلزم الوفاء، سواءٌ نذره نذرًا مطلقا، أو علَّقه على حصول نعمة،
أو اندفاع نقمة؛ كقوله: إنْ شَفَى الله مريضي، أو سَلِمَ مَالِي الغائب،
ونحوه، فعليه كذا، أو حلف بقصد التقرب، كقوله: إنْ سلم مالي لأتصدقنَّ
بكذا، فيلزمه الوفاء به إذا وُجِدَ شرطه.
Dans ce hadith, l’expiation des vœux
est la même que l’expiation des serments : nourrir dix pauvres, ou bien
les vêtir de vêtements, ou encore affranchir des personnes asservies
sous le joug de l’esclavage. Et si la personne ne rien accomplir de
cela, alors il doit jeûner trois jours. Ceci étant si le serviteur ne
respecte pas son serment. Quant aux vœux évoqués dans ce hadith, ils
sont divers : 1- Un vœu prononcé de manière absolu, comme si la personne
disait : « J’ai un vœu [à respecter] auprès d’Allah. » Mais, il ne nomme
rien. Ou : « J’ai un vœu [à respecter] auprès d’Allah si on fait ceci
[ou cela]. » Ce type de vœu incombe donc obligatoirement à la personne.
S’en abstenir induit une expiation du serment [accompli]. 2- Un vœu
prononcé afin de commettre un acte de désobéissance parmi les actes de
désobéissance ou de délaisser une obligation parmi les obligations qui
lui incombent. Là encore, la personne doit s’abstenir d’un tel vœu du
fait du hadith d’Aïcha - qu’Allah l’agrée - qui remonte directement au
Prophète - paix et salut sur lui - : « Pas de vœu dans [le but de
commettre] un acte de désobéissance [à Allah]. Quant à son expiation,
c’est l’expiation du serment. » Ce hadith est rapporté par les « cinq »
et Al Albânî a déclaré authentique ce hadith. 3- Un vœu prononcé que la
personne ne peut supporter et pour lequel il éprouve une grande
pénibilité, comme une adoration physique continue, ou des dépenses
exorbitantes [qu’il ne peut supporter] de son argent. Pour cela aussi,
il doit faire une expiation de serment. En effet, Al Bayhaqî a rapporté
d’après ‘Aîcha - qu’Allah l’agrée - qu’un homme avait décidé de
consacrer tout son argent en guise d’aumône aux pauvres, alors elle a
dit : « Il doit faire l’expiation du serment. » 4- Un vœu de
bienfaisance, comme prier, jeûner, effectuer le pèlerinage ou la ‘Umrah,
etc. dans le but de se rapprocher d’Allah - le Très-Haut -. Alors, la
personne doit le respecter et s’en acquitter. Peu importe qu’il en ait
fait le vœu de manière absolue ou qu’il l’a lié à l’obtention d’un
bienfait ou le repoussement d’un méfait. Comme sa parole : « Si Allah me
guérit de ma maladie » ou « s’Il préserve mon argent en mon absence »,
ou ce qui y ressemble, alors il doit faire ceci ou ceci ; ou s’il jure
dans le but de se rapprocher [d’Allah] comme sa parole : « S’Il préserve
mon argent, alors je dépenserai ceci ou cela en aumône. » Là encore, il
incombe à la personne de s’acquitter de ce qu’il a dit, dès lors où
[bien entendu] sa condition est présente.